Ganaderia meynadier, elevage de taureaux de combat, toro de corrida.
 
Accueil > Actualités
> Elevage
Bellombre - Tienta de deux vaches et d’un novillo de la maison par Jesús Millán (VIDEO en LIGNE)
Troisième tentadero de la temporada pour la Ganadería Meynadier, avec le retour à Bellombre de Jesús Millán qui s'est entraîné en vue de la San Isidro madrilène face à deux vaches et un novillo de l'élevage...
1 commentaire(s) publié(s)
Ajoutez votre contribution

Jeudi 29 avril 2010

Tienta de deux vaches et d’un novillo de la maison par Jesús Millán

 

 

Troisième tentadero de l’année pour la ganadería avec un retour à Bellombre après la sympathique escapade effectuée le mois dernier à la Salle Bleue de Palavas-les-Flots. Au cœur de la placita de tienta, Pierre-Marie Meynadier avait convié le matador aragonais Jesús Millán, qui prépare activement son prochain rendez-vous madrilène de la San Isidro, où il affrontera une corrida de Palha.

Au menu de cette mi-journée printanière, la tienta de deux vaches de l’élevage et la lidia d’un eral, quasiment âgé de trois ans, et qui a été piqué. L’ensemble du bétail était d’origine Domecq. Le tentadero s’est déroulé de la sorte :

- Jesús MILLÁN (matador de toros) face aux deux vaches et au novillo.

 

Au programme, deux vaches d’origine Domecq, ainsi qu’un novillo, qui ont été tous trois été piqués par Jacques Monnier. En piste, Jesús Millán a officié, aidé à la brega par Stéphane Fernandez Méca, sous le regard de plusieurs membres du Club taurin de Rieumes venus visiter le lot d’erales de Pierre-Marie Meynadier qui sera combattu le 27 juin dans la cité garonnaise lors de la novillada sans picadors matinale.

De retour à Bellombre après un an et demi d’absence, Jesús Millán a mis un certain temps avant de pleinement se livrer en piste, se montrant très attentif aux recommandations du ganadero en termes de placement. D’origine Martelilla, la première vache, « Habanera », n°264, castaño bragado et née le 2 avril 2008, est arrivée en piste avec les deux cornes cassées après plusieurs chocs répétés dans les chiqueros. Un incident qui a eu des conséquences néfastes sur le comportement de la vache, qui, tout en étant brave, a tenté de contourner le groupe équestre du fait de la douleur générée par les blessures au niveau des cornes. Dans la muleta du torero aragonais, celle-ci s’est battue dans une louable intention de bravoure, parfois doublée d’une certaine violence. A l’issue de sa tienta, la vache a été immobilisée en piste afin de lui injecter des anti-inflammatoires et du butox, pour la protéger des insectes qui seraient attirés par ses blessures aux cornes, tout en atténuant la douleur provoquée par ces dernières. Une dose d’antibiotiques lui a également été injectée afin d’éviter toute montée de fièvre.

En deuxième position, Jesús Millán a lidié un macho, « Querellante », lui aussi produit d’une lignée importante de l’encaste Martelilla, de robe noire et né le 31 août 2007. Arborant un physique plus proche du novillo que de l’eral, ce mâle s’est progressivement grandi en cours de combat. Les spectateurs présents ont notamment apprécié son combat sous le fer de Jacques Monnier mais également la manière avec laquelle le novillo s’est investi sur les dernières séries de muletazos servies par Jesús Millán, qui a tardé à se confier face à lui. « Un novillo d’oreille » comme le soulignait le ganadero à l’issue de la lidia

La seconde vache du tentadero a été testée en dernière position : « Ruiseñora » est la fille d’une autre lignée de l’encaste Martelilla, colorada, également née le 2 avril 2008. Un animal qui a immédiatement développé une classe importante dès les premiers capotazos initiés par Jesús Millán avant d’imposer un tranco idéal au niveau de sa charge. Une vache importante face à laquelle le torero aragonais a connu quelques bons passages et qui a même permis à Olivier, aspirant-mayoral, de se mettre en évidence sur quelques beaux muletazos. Clément Fernandez Méca, le fils de Stéphane, qui intervient au sein de l’élevage en tant qu’apprenti, s’est lui aussi essayé face à « Ruiseñora » sur quelques passes.

Encore une fois, le tentadero s’est conclu sur une bonne note. Comme à Palavas-les-Flots, c’est la dernière vache qui s’est avérée être la meilleure, permettant aux participants de sortir de la placita de tienta avec le sourire aux lèvres.

 

CE QU’ILS EN ONT PENSÉ
Pierre-Marie MEYNADIER (ganadero) : « Les deux vaches que j’ai testées ce midi m’ont beaucoup intéressé. La première a développé beaucoup de moteur et de bravoure alors que la seconde a apporté un ordre exceptionnel en piste.

Toutefois, il convient de nuancer certains aspects : la bravoure de la première vache était, à mes yeux, à la limite du genio, et surtout très inégale… J’entends par là que la race de l’animal est sur le point de partir.

Je pense aussi que la vache ne s’est pas vraiment comportée comme elle l’aurait fait naturellement si elle ne s’était pas cassé ses deux cornes dans les chiqueros. Se casser ainsi les cornes représente une grande douleur pour l’animal et c’est aussi pour cette raison que la première vache a fortement protesté dès lors qu’elle se trouvait face au caparaçon du picador. Cet incident prouve également que les cornes de cet animal n’étaient pas assez « tenues », car d’autres résistent bien mieux à ce genre de choc. Le vice était donc rédhibitoire au niveau de la vache elle-même.

Ensuite, cette première vache n’a pas été complète et cet excès de bravoure m’a inquiété. Dans un premier temps, celle-ci est allée très bravement au cheval avant de contourner le groupe équestre afin de « protéger » ses cornes. J’en déduis donc que sa relation avec la muleta a également été conditionnée par le fait que la vache ne pouvait s’employer comme elle l’aurait souhaité avec ses cornes. Il se peut aussi que cette vache se soit montrée « sur-brave » et « sur-violente » pour dépasser la douleur qu’elle ressentait et donc pour tenir en piste.

Pour le ganadero, la question est bien précise : comment peut-on corriger cela ? Et surtout quel mâle met-on sur ce type de vache pour en tirer quelque chose ? Et c’est là que je dis « attention », car au-delà de la bravoure se trouve la mansedumbre par le genio. La « sur-bravoure » comme la « sous-bravoure » génèrent de la mansedumbre. Dans ces deux cas, le torero doit gérer le genio d’un caractère très violent de l’animal, soit une immobilité et une réserve qui traduisent clairement un manque de race.

A plusieurs reprises, la seconde vache a effectué un geste, qui, au départ, ne me plaisait pas, à savoir qu’elle relevait en permanence la patte avant-droite, comme si celle-ci ressentait une gêne au niveau de l’épaule… Cette vache était une vache de moyenne distance et pas de longue distance, ce qui est plutôt rare. Même si, en corrida, le bon toro est celui qui charge sur 4m70. Concernant cette vache, je me suis demandé si cette distance moyenne était due à un manque d’investissement de sa part, un manque de profondeur ou au comportement d’une vache qui a passé 24 heures dans les corrales avec un manque évident d’adaptation par rapport à ses habitudes d’alimentation ou pour se désaltérer…

Par rapport à toutes ces interrogations, j’ai demandé à ce que la vache soit citée de loin et à contre querencia, c’est-à-dire en l’obligeant à charger en s’éloignant le plus du toril. Cet exercice m’a permis de voir si la vache, par sa propre race, allait assumer cette contradiction de ne pas être aussi brave que je l’aurais souhaité par rapport à la classe qu’elle exprimait dans le galop. En quelques muletazos, cette vache m’a démontré qu’elle possédait cette classe sur les deux côtés.

Ce tentadero a conservé un bon niveau de sélection, à 50%, comme cela avait été le cas à Palavas-les-Flots. Il est important que l’élevage gagne encore en qualité ».


Ne ne quitte pas Jesús
07/08/2010 - Lunica
Pero cuánta magia tienes.. y que grande eres Jesús!


V2 Powered by WebTV-Tools