Ganaderia meynadier, elevage de taureaux de combat, toro de corrida.
 
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Temporada – Les aficionados prácticos se mesurent au bétail de Meynadier à Beaucaire (TEXTE et VIDEO)
L’élevage de Pierre-Marie Meynadier a fourni trois erales dans le cadre de la classe pratique – et sans mise à mort – organisée ce dimanche 25 juillet 2010 dans les arènes Paul-Laurent. Autour d’Hervé Galtier, les membres de l’Association française des Aficionados prácticos – Claude Roche, Raphaël Chaubet et le jeune « Clementito » – ont défié trois erales de la Ganadería Meynadier dans le cadre d’une matinée d’apprentissage du toreo, commentée au micro pour le public par Emmanuel Durand.
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BEAUCAIRE

La qualité des erales de Meynadier domine la classe pratique des Aficionados prácticos

La matinée, nettement perturbée par le vent, a vu la lidia de trois erales d’origine Martelilla (Domecq) qui ont été uniquement toréés avec cape et muleta. La qualité exprimée par le bétail a permis aux aficionados prácticos du jour de se mettre en évidence malgré quelques carences techniques.

Avec métier et sens des distances, Hervé Galtier a proposé face à l’eral d’ouverture la partition la plus aboutie de la matinée. Il a été suivi par Claude Roche qui a eu quelques difficultés à s’accorder avec l’excellent 2e, dont il put tirer quelques passes liées au fil des planches. Ancien élève au Centre français de tauromachie, Raphaël Chaubet a lidié le 3e exemplaire et s’est plu à extirper de son adversaire quelques muletazos d’acceptable composition.

La révélation de la matinée a été le jeune « Clementito » qui est intervenu face aux trois erales et dont l’engagement a laissé une impression favorable auprès des spectateurs.

 

RÉACTIONS A CHAUD

 

Pierre-Marie MEYNADIER (ganadero) : « Il est nécessaire de rappeler que nous savions parfaitement le niveau du spectacle auquel notre élevage allait participer, à savoir être à la hauteur de la tauromachie exprimée par les hommes qui allaient se mettre devant notre bétail. Je crois que nous ne sommes pas trompés quant à la noblesse exprimée et l’ordre apporté par nos erales… Tous possédaient une grande fixité et une promptitude que je qualifierai de relationnelle. Celles-ci ont permis aux hommes de se repositionner par rapport aux problèmes posés par le vent. On s’est bien rendu compte que l’ordre ne venait jamais de l’homme, mais bel et bien du toro… Toréer, c’est également déplacer l’eral en respectant sa distance mais également le rythme de chaque animal. Tout ne repose par sur la vitesse du muletazo mais aussi et surtout sur le placement de l’homme qui doit permettre à l’animal de se replacer par rapport à son ordre naturel et sa position d’équilibre. Ce matin, les aficionados prácticos n’ont pas été en mesure de le faire, ce qui est somme toute normal car ils pratiquent le toreo en tant qu’amateurs.

Cette tauromachie n’était pas une tauromachie de sitio. Les jeunes qui sont intervenus ont donné des passes comme ils le peuvent, et advienne que pourra ! Mais, justement, dans cet « advienne que pourra » j’ai trouvé qu’il n’y avait pas eu de danger et que les erales avaient beaucoup pardonné aux hommes. Dans les détails, nous avons noté les qualités des 2e et 3e exemplaires. La noblesse du 3e eral a été exemplaire, avec une expression parfaitement lisible, mais je regrette que nous n’ayons pu voir les qualités réelles du 3e exemplaire, brièvement entraperçues à la cape. Médiocrement déplacé à la cape, le novillo a pris plusieurs défauts et n’a jamais été en mesure de se lâcher dans la muleta qui lui a ensuite été proposée. C’était un eral très brave mais qui n’a pas été toréé. »


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