Ganaderia meynadier, elevage de taureaux de combat, toro de corrida.
 
Tentadero du 11 juillet 2009
Retrouvez le dernier tentadero de la saison avec la venue à Bellombre du novillero arlésien Tomasito.
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Samedi 11 juillet 2009

Tienta de deux vaches de la maison par Tomasito


Dernier tentadero de la saison estivale au mas de Bellombre, avec une température toujours aussi élevée en début de soirée. Un mercure qui n’a pas repoussé nos amis de la Hermandad rocíera de Sanlúcar de Barrameda, qui ont assisté à la tienta de deux vaches de la maison par un novillero qui ne cesse de gravir les échelons depuis quelques semaines : Thomas Joubert, plus connu dans les pistes sous l’apodo de "Tomasito".

Au menu de cette soirée campera, la tienta de deux vaches de l’élevage, avec la présence en piste d’un lidiando, secondé par Paquito Leal à la brega.

- TOMASITO (novillero) face à deux vaches.

- Sofiane BENAROUSSI, alias « MORENITO D’ISTRES » (becerrista), qui est sorti de 2e.

- Picador : André FLOUTIÉ « FRITERO ».

 

Le Tentadero 


Au programme, deux vaches, dont une d’origine Núñez (2e). La 1e vache a été la meilleure d’un tentadero qui s’est déroulé dans un contexte spécifique, avec un apprenti-torero, dont l’expérience et le bagage technique sont, de fait, plus limités que ceux d’un matador de toros.

Formé à l’École taurine d’Arles par Paquito Leal – présent en piste en tant que lidiando –, Tomasito a hérité d’une première vache d’origine Domecq qui a répondu à de nombreux critères de qualité en termes de présence au cheval et de toréabilité. Celle-ci a permis à Tomasito de se mettre en évidence et de se régaler à toréer dans le cadre d’une faena qui s’est logiquement étirée en longueur.

La deuxième vache était d’origine Núñez comme sa belle robe le laissait supposer. Celle-ci a imposé un autre rythme en piste et Tomasito a dû multiplier les efforts pour mettre celle-ci en valeur sous le fer de Fritero. Une vache exigeante, y compris au niveau de la mise en suerte et très attentive à tout ce qui se passait en piste. Muleta en main, le novillero arlésien a tracé une faena plus inégale en composition, avec un niveau de sitio fluctuant, et une conclusion mieux liée.

Morenito d’Istres, qui est intervenu de « second », a pu tirer quelques muletazos valeureux devant la première vache de la soirée. Puis, c’est Paquito Leal qui a invité un « jeune novice » en tauromachie à se risquer à un petit quite al alimón devant la dernière vache du tentadero. Moment de détente, de pellizco et de convivialité juste avant de regagner le mas pour un dîner champêtre au clair de lune…

 

Ce qu'ils en ont pensé


LE TORERO : TOMASITO (novillero) 

 « Je me suis régalé au cours de ce tentadero… C’est très agréable de pouvoir toréer à la fraîche compte tenu des températures actuelles ! Les vaches sont sorties très bonnes, notamment la première que j’ai trouvée très intéressante et qui était vraiment « pour se régaler ». J’ai été très heureux d’être ici alors que d’autres étaient chez eux, sans avoir l’opportunité de toréer. Il faut savoir savourer cette chance…

Concernant la différence des encastes, on a noté que la première était vachement plus douce alors que la seconde nécessitait plus un côté technique. Cette dernière avait plus tendance à aller vers les planches en fin de faena et il ne fallait pas lui laisser la muleta trop près. Mais cela m’a permis de bien travailler et je dois dire que j’ai pris autant de plaisir avec la première qu’avec la seconde vache.

Quant à ma temporada, celle-ci est plutôt compliquée car il faut que je fasse mes preuves et que je gagne ma place. Il me reste un gros week-end, les 25 et 26 juillet, notamment avec Madrid

 

L'ÉLEVEUR : Pierre-Marie Meynadier (ganadero).

« La première vache m’a plu car elle a répondu aux différents critères essentiels qu’on recherche lorsqu’on élève du Domecq : fiereza, fijeza, prontitud, galope, de largo, transmisión, humillar y repetir… Au cheval, cette vache a quelque peu manqué de fixité, elle a plus trotté que ce qu’elle a galopé. Elle s’est investie en « rompant » à la quatrième rencontre.

La seconde vache, d’origine Núñez, a été bravita au cheval mais n’a pu totalement être vue à la muleta car Thomas ne connaît pas encore totalement toutes les spécificités de cet encaste en termes de distance. Avec le temps, il l’acquerra car c’est un bon torero, mais s’il lui faut un peu de temps pour « se déclencher ». C’est pour cette raison que je lui ai demandé, en fin de faena, de donner des muletazos un à un, mais en respectant un certain sitio. Une bonne vache, embarquée sur une mauvaise distance, va protester dans la muleta du torero, ce qui a été le cas.

Malgré ce, Thomas possède une qualité, celle d’avoir le « rythme lent » que méritait cette vache et que Morenito d’Istres n’a pas été en mesure de proposer à cause d’un toreo bien trop rapide. On voit que Thomas et Sofiane manquent encore d’expérience en tentaderos car ils débutent.

Concernant ces deux vaches, je pense que la reata peut sauver l’une d’entre elles, à condition que je trouve le bon étalon. Elle entrera donc dans la catégorie « a cuidar », mais rien est encore décidé pour le moment ».

 


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