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Des notions conjuguées de bravoure et de moral chez le bétail
Aux yeux de Pierre-Marie Meynadier, une vache brave qui s’est énormément investie sous le fer peut chuter en cours de faena. « L’animal a également besoin d’un temps d’adaptation pour se refaire et c’est au torero de savoir la déplacer à la bonne cadence, au moment où celle-ci en a le plus besoin » rappelle le ganadero. La bonne œuvre se fait donc à deux, et ce temps de repos permet généralement à la vache de se refaire une santé, et de ne plus chuter. Une constatation qui avait été faite en mai dernier, avec quelques exemplaires lidiés lors de la présentation de l’élevage en corrida de toros. Une question qui ne laisse pas l’éleveur indifférent : « il faut bien se rendre compte que certains toros prennent parfois une pique qui en vaut deux ou trois en réalité… Pourquoi limite-t-on à Madrid les piques à deux ou trois ? Tout simplement afin d’éviter que le toro se vide. Dans ce genre de tentadero, il est nécessaire d’en tenir compte afin que la vache aille au bout d’elle-même » conclut-il. « C’est à ce moment-là que l’on voit sa race, lorsque l’animal se reprend uniquement sur le mental ». |
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