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Du regard porté sur la temporada de reprise de José Tomás
Un peu plus d’un an après le drame de la cogida d’Aguascalientes, José Tomás a repris le chemin des ruedos le 23 juillet dernier, sur le sable des arènes de Valencia, dans le cadre d’une corrida de expectación qui avait braqué tous les regards vers la plaza de la calle Xátiva. Un retour salué par l’octroi d’une oreille devant le 5e exemplaire de la corrida d’El Pilar et qui avait vu en suivi un maestro de Galapagar quelque peu spectateur de son retour en piste… Comme si José Tomás avait besoin d’un temps d’adaptation afin que son corps de torero meurtri retrouve toutes ses sensations. A Huelva, Bayonne ou encore Gijón, le matador vedette a rempli les arènes, tout comme Ciudad Real, Linares ou encore Valladolid, trois autres de ses plazas talisman. Ce n’est finalement qu’à Nîmes, dans un contexte de triomphe plus favorable, en matinée, que José Tomás a pu ouvrir sa première Grande porte de sa demi-saison avant le final que chacun sait, à Barcelone, le 25 septembre dernier… Un torero dont la dimension tragique ne cesse de fasciner les foules, mais aussi, dans une certaine mesure, de déranger. « José Tomás est allé là où personne n’est allé jusqu’alors » observe Pierre-Marie Meynadier, « tout le monde pensait qu’il ne serait plus en mesure de toréer. Il a fait un effort physique et mental véritablement colossal, tout en paraissant fort amoindri », ajoute-t-il. « Je l’avais laissé la dernière fois à Madrid, en 2008, où il avait coupé trois oreilles et pris ces deux coups de corne terribles, quittant la piste sur pieds, et cela m’avait mis très mal à l’aise » rappelle le ganadero, qui a ressenti la même chose lors de la corrida de réapparition de Valencia, l’été dernier. « La surprise de l’après-midi aura été Arturo Saldívar, qui a apporté cette fraîcheur et ce pundonor. Il ne faut pas perdre de vue que si l’on ôte ce côté tragique à José Tomás, ce ne sera plus José Tomás… Reste à espérer qu’il ne prenne plus de coups de corne, car ce serait véritablement dramatique » explique l’éleveur. « La corrida est une tragédie et un combat dans lequel l’homme doit gagner parce que celui-ci transcende ses propre limites dans sa relation avec l’animal. Si ce dernier prend le dessus sur l’homme, alors la corrida n’intéressera plus à un moment donné » conclut-il. |
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